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PROCHAINEMENT SUR CE BLOG

Va-t-on vers un journal télévisé à l'américaine?

Les femmes à poigne du petit écran








mercredi 24 février 2010

Isabelle Morini-Bosc


Il y a des gens qui sont partout, qui travaillent beaucoup mais qu’on ne voit jamais (ou rarement) à la télévision. C’est exactement le cas d’Isabelle Morini-Bosc qui est une journaliste française, spécialiste des médias.

Elle intervient le matin dans RTL du lundi au vendredi.
Elle co-anime "Les dessous de l’écran" tous les samedis à 18h20 toujours sur RTL.
Elle est chroniqueuse et éditorialiste pour le journal "TV Magazine".
Durant la saison 2004-2005, elle tiens la rubrique télévision dans "Le grand journal" de Canal+.
En 2007, elle est l’auteur de "Plus belle la vie, le livre d’or"; ouvrage consacré à la série de France3.
Elle participe à l’émission "Le grand concours des animateurs" sur TF1

Une question se pose. A quel moment de la journée Isabelle Morini-Bosc, la cinquantaine pétillante, trouve-t-elle le temps de regarder la télévision? La réponse fournie par la personne concernée: c’est en partie la nuit car elle n’a pas besoin de beaucoup de sommeil.
Sa voix, reconnaissable entre mille, divulgue des analyses et avis très pointus sur le petit écran. Si une critique n’engage que la personne qui la dit, Isabelle tape souvent dans le milieu de la cible.
Le petit bémol serait qu'elle exploite peu la TNT mais, avec du recul, il est difficile d'être très complet avec le faible temps qu'elle dispose à l'antenne.

Isabelle Morini-Bosc devrait être plus exposé dans les médias car elle pourrait être aux directeurs de chaînes ce qu'un psy est à son patient. Elle pose les bonnes questions et fait les bons constats qui permettent d'évoluer et d'avancer. A méditer...

mardi 23 février 2010

Le web devient-il indispensable à la télé?


Très souvent, l’épilogue d’une fiction se déroule quelques temps après l’histoire narrée.

"Clem, maman trop tôt" est une fiction diffusée ce lundi 22 janvier sur TF1. Le téléfilm met en avant la grossesse (accidentelle) d’une lycéenne. La scène finale montre la jeune femme à la maternité entourée de sa famille. On ne reste pas sur notre fin mais il manque le petit truc; l’épilogue avec le futur de l’adolescente.

Pas de panique! TF1 innove en mettant une vidéo en ligne sur son site internet. Il s’agit d’une séquence de 2 minutes annoncée comme un bonus qui reprend les 15 dernières secondes du téléfilm et qui est suivi par l’anniversaire de Valentin (car c’est le prénom de l'enfant). Et là, on retrouve tout les éléments d’un épilogue : la mention "Trois ans plus tard…", un panoramique de la famille avec la voix-off de Clem narrant le devenir des personnages principaux du téléfilm.

Internet est désormais un outil essentiel pour compléter le petit écran. Toutes les chaînes ont leur site avec des pages spéciales pour leurs programmes (avec photos, vidéo et forum). Des chaînes d’information comme BFMTV diffuse leurs programmes en simultané sur le web. Pour certains programme de téléréalité, des "after" en direct prennent le relais sur la toile après les primes. Et maintenant, on trouve des bonus exclusifs.

Quelle est la prochaine étape ?

lundi 22 février 2010

Le juge est une femme


Le juge est une femme! Voilà une série française qui a su évoluer avec son temps.

Apparue sur TF1 en novembre 1993 sous le nom "Florence Larrieu, le juge est une femme", cette série met en scène une juge d’instruction confrontée à diverses enquêtes criminelle. En neuf années, Florence Pernel tourne 17 épisodes et fini par quitter les couloirs du palais de justice. En 2002, Marine Delterme endosse le rôle d’Alice Nevers qui provoque un changement de nom à la série. Après un départ prudent (2 épisodes par an entre 2002 et 2004), le rythme de tournage devient plus énergique: 33 épisodes depuis 2002.

Pourquoi ça marche?

La production a très bien négocié le passage au format 52 minutes en 2007. De ce fait, la série a su se donner un rythme soutenu tout en gardant l’exploration de la vie privée du personnage principal. Ceci est d’autant plus vrai depuis les deux dernières saisons où on a pu suivre la grossesse de Madame la Juge.

Que ça soit Florence Larrieu ou Alice Nevers, la juge supervise toujours les enquêtes d’un inspecteur. Ils ont changé au fil des saisons mais les profils sont restés les mêmes: beau gosse, intelligent, très protecteur envers leur supérieure (voir même parfois amoureux) ; Les rôles ont été tenus par Frédéric Diefenthal (1993-2000), Richaud Valls (2002-2004), Arnaud Binard (2002-2007) et Jean-Michel Tinivelli (depuis 2007). Depuis 2000, Jean Dell incarne le greffier Lemonnier qui se montre minutieux et très attentif au juge. C’est le stéréotype de la profession et c’est ce rôle qui apporte la petite touche humoristique de la série.

Les scénarii ont également évolué avec le temps. Fini les textes franchouillards longtemps critiqués pour le public et place à des scénarii qui pourrait rendre jalouse certaines séries américaines. Tout en restant très réalistes, la juge se trouve face à des intrigues probables, sortant de l’ordinaire et qui se règle en général sans artifice scientifique.
Pour les décors, la série nous offre de beaux intérieurs parisiens bourgeois comme le palais de justice, un commissariat sombre avec une salle d'interrogatoire similaire à ceux des série policière d'outre atlantique et de très belles vues de la capitale.

Enfin, depuis 2007, le générique s’est aligné sur le style de la série: court, simple avec de belles couleurs et une musique sinueuse qui annonce un certain suspense (voir la vidéo ci-dessous).
Toujours depuis cette date, les épisodes se terminent sur la musique (très mélodieuse) "Pride" de Syntax en montrant une succession de scène avec les différents protagonistes de l’épisode. Cette pratique innovante est devenue la signature de la série.

En conclusion, il s'agit d'une série américaine made in France.
Pour ceux qui n’ont pas regardé cette série par peur de tomber dans un classique du genre français, à l’occasion, regardez un épisode de "Alice Nevers, le juge est une femme" et appréciez-le à sa juste valeur.

La TNT est irrespectueuse!


Le générique recense l'ensemble des personnes physiques ou morales qui ont participé à la création d'une œuvre cinématographique et présente leurs noms au début ou à la fin du film.

Initialement, le générique de début consiste juste en une présentation formelle (titre, participants...). Il remplit une fonction explicite d'ordre administratif. C’est en quelque sorte la fiche d'identité du téléfilm. On y trouve généralement les personnages principaux. Ce générique est identique pour tous les épisodes d’une même saison. C’est seulement pendant la première scène que l’on trouve inscrit sur l’écran les noms des acteurs présent uniquement dans l’épisode en question, la production et la réalisation.
Progressivement, les réalisateurs ont transgressé les règles afin de mieux immerger le spectateur dans l'œuvre ; des réalisateurs ont introduit un "prégénérique", c'est-à-dire une séquence d'action située avant le générique. Il y a deux cas de figure : soit il s’agit d’une scène sans rapport avec le film en lui-même, soit c’est l’intrigue de tout ce qui va suivre (scène de meurtre pour une série policière). Certains téléfilms n'ont pas de générique de début mais uniquement des bandeaux durant la première scène (Louis la Brocante, Julie Lescaut depuis 2007 ou encore des téléfilms pilotes).

Le générique de fin présente le plus souvent tous les acteurs et précise les personnages qu'ils incarnent, il détaille également l'ensemble du personnel technique ainsi que la musique utilisée.

Les génériques sont en quelque sorte la signature d’un ouvrage. Celui du début pour la forme et le final pour le fond du téléfilm.

Pourquoi parler de ça aujourd’hui? Pour une seule et simple raison : les génériques sont en danger! Les chaînes de la TNT diffusent beaucoup de téléfilm et de série. Sûrement pour gagner du temps, les génériques de fin sont coupés au bout de 10 secondes de déroulement des noms et ceux de début sont absents lorsque quand plusieurs épisodes sont diffusés à la suite. Cette pratique est plus souvent pratiquée sur les séries françaises.

Accepterait-on "Sorry" de Madonna sans sa célèbre introduction musicale?
Accepterait-on "La liberté guidant le peuple" sans la signature d’Eugène Delacroix?
Accepterait-on "Les misérables" sans le nom de Victor Hugo sur la couverture du roman?

Messieurs les directeurs de chaîne, arrêtez de tronquer les œuvres que vous diffusez. On ne touche pas à un produit artistique sauf si on en est l’auteur.

lundi 25 janvier 2010

Erreur de calcul de TF1


L’émission "Paroles de Français" vient de se terminer sur TF1.
Je ne vais pas parler du contenu car je risquerais d’exposer involontairement des avis politiques et ce n’est pas le but ici.
Si je me réfère à mon programme TV, sur TF1, ce lundi 25 janvier 2010, la soirée devait se dérouler ainsi :
20h00 : "Journal" de Laurence Ferrari avec l’interview de Nicolas Sarkozy
20h30 : "Paroles de Français", une émission d’échanges entre le Président de la République et des citoyens
21h30 : "Sœur Thérèse.com" (téléfilm français)
23h20 : "Dr. House" (série américaine)
Bilan des courses, l’émission d’échanges a très largement débordé de son cadre horaire et s’est fini à 22h30. TF1 à donc décider de passer à la trappe le téléfilm pour diffuser dès 22h37 la série médicale.
Si certain y voit un choix judicieux, moi je suis scandalisé! Ce n’est pas le fait de déprogrammer Sœur Thérèse.com qui me révolte mais de faire croire aux téléspectateurs qu’une émission de discussion avec pas moins de 11 intervenants (représentant 11 sujets de société différents) peut durer qu’une seule heure. Pas besoin d’être mathématicien pour calculer que TF1 pensait rester à peine 5h30 sur chaque thème. On se moque du monde dans la grande tour de Boulogne-Billancourt…
Il aurait été plus franc d’annoncer dès le début une émission de 2h.
Il ne reste plus qu’à attendre les chiffres audiences, demain à 9h pour voir si les téléspectateurs ont zappé en cours d’émission ou non.
Le seul point positif que je note (sur un aspect télévisuel), c’est que TF1 n’a pas coupé son programme par de la publicité. Cela est assez rare pour le signaler.

COMPLEMENT D’INFORMATION (ajouté le 26/01/2010)
"Journal de 20h" de TF1 : 8.8 millions de téléspectateurs, soit 33% de part de marché.
"Paroles de Français" à 20h30 : 8.605.000 personnes, soit 32% de PDM.
France 2 à 20h35 avec "FBI: portés disparus" (série) : 5 639 000 téléspectateurs, soit 20.6% de PDM.
M6 à 20h40 avec "Star Wars Episode I: la menace fantôme" (film) : 4 677 000 téléspectateurs, soit 19.1% de PDM.
France 3 à 20h35 avec "Peur sur l'hôpital" (documentaire) : 2 200 000 téléspectateurs, soit seulement 8.8% de PDM.

jeudi 21 janvier 2010

Kalthoum Sarrai (Cathy)


Kalthoum Sarrai, née le 25 septembre 1962 à Tunis, est une auxiliaire de puériculture et animatrice de télévision franco-tunisienne. Plus connue sous le pseudonyme de Cathy, son nom est également orthographié Kalthoum Sarray ou Caltoum Sarrai.

Née au sein d’une fratrie de sept frères et sœurs, elle est fiancée à quatorze ans et mariée à seize ans à un fils d’immigrés qu’elle ne connaît pas. Ne parlant pas un mot de français, elle arrive en France en 1979 et donne naissance à trois enfants. Elle obtient un certificat d'aptitude professionnelle de la petite enfance et un diplôme d’auxiliaire puéricultrice.

En 2005, recevant le pseudonyme de Cathy, elle est amenée à jouer le rôle de coach dans l’émission de télé-réalité Super Nanny diffusée sur M6 et RTL-TVI. Au printemps 2008, elle anime également durant quelques mois d’autres émissions de coaching parental à la télévision tunisienne : Insahni (Conseillez-moi) puis Aiche Naâmil, toutes deux diffusées sur la chaîne Hannibal TV.

En 2009, elle participe au clip de Berlin par Christophe Willem, premier single de l’album Caféine, dans lequel elle caricature son personnage de gouvernante sévère. En novembre de la même année, elle joue son propre rôle dans une publicité pour la Wii avec Stéphane Rotenberg.

Elle meurt à l'âge de 47 ans, dans la nuit du 19 au 20 janvier 2010, des suites d’un cancer des poumons.

SAMEDI 23 JANVIER : M6 diffusera à partir de 20h40 une soirée spéciale "Super Nanny"

dimanche 17 janvier 2010

Julie Lescaut



L’épisode pilote à été diffusé le 9 janvier 1992 sur TF1. Il est réalisé par Caroline Huppert sur une idée originale d’Alexis Lecaye et un scénario de Michèle Letellier et Alexis Lecaye. Julie Lescaut vient d’être nommée commissaire aux Clairières, un district résidentiel mi-français, mi-immigrés. Elle a 24 policiers en uniforme et 9 inspecteurs sous ses ordres. Elle n’a pas encore eu le temps de s’installer qu’une affaire difficile lui tombe dessus : un rapt d’enfant. Pas l’idéal quand on doit prouver à ses hommes qu’on est compétent pour ce travail. Le téléspectateur fait également la connaissance de Sarah et Babou, les deux filles de Julie. Le ton est donné: affaires criminelles se mêlent à la vie privée. Le message : comment une femme s’en sort-elle dans un métier d’homme et comment gère-t-elle vie privée et professionnelle ?

Il arrive quand même fréquemment (une coïncidence?) que la vie privée de Julie se mêle des affaires sur lesquelles son commissariat enquête. Paul, l’ex-mari de Julie, est parfois l’avocat des truands, parfois victime (Recours en grâce et Délit de justice). Sarah et Babou ont tendance à sortir avec des garçons louches. Louis, ami de Sarah s’accuse carrément d’un meurtre de sang froid (Le secret des origines). Teddy, dont Babou s’entiche à la fête foraine, n’est peut-être pas aussi clean que ça (Travail fantôme). Elles sont souvent là au mauvais moment au mauvais endroit: Sarah est la première à arriver sur la scène d’un meurtre (Week-end), Sarah et Babou sont prises en otage dans le commissariat (Fête des mères), Sarah organise la soirée où plusieurs jeunes sont intoxiqués à l’exctasy et un ami y est assassiné (Bal masqué), Sarah effectue un stage dans une usine où un suicide et un meurtre causent une grève du personnel (Arrêt de travail), Babou est témoin de l’agression d’un prof par un parent d’élève (Piège pour un flic).

Quand elles ne sont pas carrément au cœur de l’intrigue comme lorsque Sarah fugue avec la belle-fille d’une victime (Fugitives). Julie elle-même est enlevée (Charité bien ordonnée). Elle est également présente avec ses filles dans un supermarché où un forcené menace d’ouvrir le feu. Elle sera plus rapide que lui, mais mise sur la sellette à cause de ce geste (Question de confiance). Ses amis ne sont pas non plus des gens rangés : une de ses amies, endettée, se tire une balle dans la tête (Crédit revolver), un autre couple est soupçonné d’avoir participé à une euthanasie (Soupçon d’euthanasie), une de ses anciennes amies décède dans des circonstances mystérieuses alors qu’elle avait été arrêtée le jour précédent en état d’ivresse et d’excitation avancée (Ville haute, ville basse).

Côté vie privée, Julie est divorcée. On lui connaît bien un ex-petit ami (L’ex de Julie), un ex-mari, mais peu de flirts actuels. Il est vrai que sa relation avec Paul est parfois ambiguë (Délit de justice) et que la série flirte parfois avec l’idée de les remettre ensemble (Femmes en danger). Julie reste une femme et il lui arrive de tomber sous le charme des hommes : un ravisseur (Charité bien ordonnée), un témoin (Question de confiance), un avocat (à partir de l’épisode La tentation de Julie et pendant 5 saisons) ou encore un collègue (depuis qu’elle travaille à Paris). Sinon, Julie a un papa que les filles ne connaissaient pas jusqu’il y a peu. Julie avait coupé tout contact avec lui, à moins que ce ne soit l’inverse, il est parti quand elle était encore toute petite (Le secret de Julie). Cette piste ne risque cependant pas d’être explorée plus avant. En effet, l’acteur qui incarnait le papa de Julie, Daniel Ceccaldi, est décédé peu de temps après la diffusion de l’épisode.

Côté professionnel, Julie est un patron respecté et apprécié de ses subordonnés. Mais le tableau est moins rose avec ses supérieurs. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne lui rendent pas la vie facile. Ils sont toujours pressés de voir des résultats, soi-disant parce que les autorités les tannent. Ils ne semblent pas non plus avoir confiance en leurs simples flics. Ça peut se comprendre pour un dossier qui pourrait impliquer un tueur en série (A couteaux tirés), mais cela irrite beaucoup Julie à d’autres occasions, surtout quand ces personnes risquent de concurrencer son service (Crédit revolver) ou sont des espions (Police des viols). Enfin, il arrive que le supérieur en question soit directement lié à une affaire : le commissaire divisionnaire est l’amant de la victime et il est directement soupçonné (L’affaire Darzac) ou le procureur se retrouve au centre d’une intrigue (L’affaire du procureur).

Les enquêtes de Julie sont principalement des homicides. Sinon, il s’agit de dossiers de vandalisme (Délit de justice), de délit de fuite (Destins croisés), de travailleurs illégaux (Interdit au public), de viol (Police des viols), de rapt d’enfants (Rapt et Alerte Enlèvement), d’évasion (Recours en grâce). De quelques natures que soient les crimes ou délits, généralement les enquêtes sont à connotation plutôt sociale. On y découvre les droits des travailleurs (Arrêt de travail), les problèmes liés à l’incarcération et les conditions de vie dans les prisons (Cellules mortelles, Fête des mères et Délit de justice), le harcèlement (Harcèlement), les mœurs (L’inconnue de la nationale, Police des viols et Trafics), les situations engendrées par l’immigration clandestine (Interdit au public), l’euthanasie (Soupçons d’euthanasie), des aveugles (Passions aveugles) ou encore de l’adoption et de la famille reconstituée.

Les jeunes sont également une cible privilégiée des scénaristes et donc des éléments importants dans les scénarios qu’ils soient victimes ou criminels. La série aborde notamment la question de la drogue (Bal masqué et Secrets d’enfants), le bizutage (Bizutage), la délinquance (Délit de justice et L’ex de Julie), les dangers de la route (Destins croisés), les problèmes liés à l’éducation (L’école du crime et Les surdoués), la difficulté d’être adolescent (Fugitives), le délit de sale gueule (Rumeurs). Parfois, les scénaristes abordent les dangers ou les difficultés du métier de flic (blessures, prises d’otages, bavures, relations aux victimes, objectivité, ...).

Mais, dans le cas de Julie Lescaut, on pourrait dire que trop de social tue le social. La tendance semble de plus en plus nette pour la série de délivrer des messages. Les enquêtes sont alors l’occasion de présenter plusieurs points de vue et d’en fournir une synthèse moralisatrice à la fin de l’épisode. Par sa longévité, la série nous montre également l’évolution de la réglementation des téléphones portable au volant. Julie utilise sans modération son mobile dans sa 406 en le tenant à la main, puis elle utilise le kit mains-libres filaire pour être actuellement avec l’oreillette bluebooth.

Au sein des épisodes, on trouve de plus en plus un moment (parfois plusieurs) de dialogues dits pédagogiques qui visent à expliquer une situation. Ces séquences sont parfois froides, superficielles et mal écrites et cela n’est pas favorable la qualité de la série. C’est, en autres, ça qu’on ne retrouve pas dans les séries américaines et qui plait à un profil de public fuyant les séries françaises. Pour ne rien arranger, il faut quand même admettre que la série n’apporte pas de nuance non plus dans sa manière de brosser les personnages. Les héros sont manichéens : les filles de Julie sont exemplaires, ses inspecteurs sont trop bons, elle-même a toujours le bon mot, le bon geste, la bonne opinion. Tout ceci sent le politiquement correct et est trop lisse.

Il faut noter que les scénaristes ont marqué un grand virage dans la série en mutant la commissaire dans la capitale. Les nostalgiques ont peut-être perdu leurs repères mais ils les ont vite retrouvé dans la nouvelle version grâce à la présence de Sarah et Motta. La série est restée au format de 90 minutes mais les intrigues et le rythme se rapprochent de plus en plus de ce qu’on trouve de l’autre côté de l’Atlantique.

Malgré tout ce qui est écrit ci-dessus, je reste fidèle à Julie Lescaut et je ne rate aucun épisode inédit. La bonne humeur de Véronique Genest me ravie à chaque fois et je ne dois pas être le seul vu le grand nombre de téléspectateurs qui suivent les aventures de la rousse. Je vous conseille de regarder une fois si vous avez toujours zappé faute de préjugés.

Générique de Julie Lescaut de 1997 à 2007


Générique de Julie Lescaut depuis 2008
(diffusé qu'une seule fois car il n'y a plus de générique)