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Les femmes à poigne du petit écran








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mardi 9 mars 2010

La TNT s'impose!


Aujourd’hui, c’est le passage à la télévision 100% numérique en ce qui me concerne ma zone d’habitation. On est loin d’un grand événement comme le décès de l’ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) le 31 décembre 1974 ou la naissance le 4 novembre 1984 de la première chaîne privée à péage (financée ni par la redevance, ni par la publicité) qu’est Canal+.

Que dira-t-on dans 20 ans quand nos enfants nous demanderont la date de naissance de la Télévision Numérique Terrestre? Première possibilité: le 31 mars 2005 où elle est apparue dans quelques villes de France. Deuxième possibilité: la date de l’arrêt de la télévision analogique dans votre région. Enfin, troisième et dernière possibilité: le 30 novembre 2011 où, partout en France, la télévision sera uniquement visible sur la TNT. Ce changement important dans le monde médiatique se fait en douceur et le tout régie par le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel).

Bien que la mise en place sur le territoire national se fasse en douceur, il reste néanmoins que le passage à la TNT ne se fait toujours aussi facilement qu’on le dit. Quoi qu’il en soit, dans quelques temps, nous aurons tous oubliés les soucis d’installation du décodeur, l’antenne qu’il aura fallut changer car trop vieille, le canal impossible à trouver empêchant de capter M6, W9 et NT1 (ce qui est mon cas actuellement) ou encore les nombreuses rediffusions de série américaines.

Bientôt, il sera rentré dans les habitudes de tous de regarder des programmes inédits et innovants, en zappant sur les 19 chaînes mises à disposition (France Ô va bientôt rentrer dans le bouquet) ou de regarder les séries américaines en VO et tous ça en HD!

Dans 20 ans, nous serons sûrement incapables de donner la véritable date de naissance de la TNT. Par contre, nous pourrons toujours s'amuser en regardant la réaction de nos enfants sur la qualité d’image de “Titanic” enregistré en analogique sur une cassette VHS. Pour voir à quoi cela rassemblera, montrez demain “Don Camillo” à votre enfant…

jeudi 4 mars 2010

Victoire Bonnot



Quand j’ai dit que j’allais regarder “Victoire Bonnot” sur M6, une amie m’a dit : “tu ne vas quand même pas regarder ça !” Quand j’étais enfant, à table, on m’a toujours dit “il faut goûter avant de dire je n’aime pas”. Une fiction est à la télévision ce que le plat de résistance est à un repas. Alors j’ai goûté…

Avant de mettre à la soupe à la bouche, j’ai toujours regardé son aspect en commençant par inspecter les ingrédients.
Un grand tapage médiatique à eu lieu en amont autour de “Victoire Bonnot”. La raison est simple ; Valérie Damidot est l’actrice principale. Elle n’est pas la première animatrice à ce lancé dans le jeu de comédien (Laurence Boccolini par exemple) mais leur premier passage est toujours très attendu. Valérie Damidot est la “Madame Déco” de M6. Très populaire, elle dynamise ses émissions en faisant le pitre ou en chantant. A ces côtés dans le téléfilm, on trouve Shirley Bousquet qui est une valeur sûre de la chaîne (Caméra Café, Suspectes).

L’assiette où se trouve la soupe avait également son importance et j’avoue que j’appréciais peu la vielle vaisselle de Mémé.
Victoire Bonnot est une CPE (Conseillère Principale d’Education) dans un lycée de province.
Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un CPE, voici la définition : Personne qui participe au fonctionnement de l’établissement (assiduité des élèves, organisation de la surveillance...), collabore avec les enseignants et anime la vie lycéenne. Voici donc une profession jamais mise en avant à la télévision.
Dans la revue de presse, on peut lire que Victoire Bonnot exerce son métier avec passion, enthousiasme et détermination. Elle applique ses méthodes peu communes pour veiller au bon fonctionnement de la vie scolaire et n’hésite pas à bousculer sur son passage le moindre obstacle susceptible de l’écarter de l’objectif qu’elle s’est fixé : aider les autres..
Au regard de tout ça, je m’attends à un mélange de “L’instit” et “Mademoiselle Joubert” mais version adolescent.

Arrive le moment de la dégustation.
Ca commence mal : je n’accroche pas sur le générique composé d’une succession d’images très colorées sur une musique qui aurait pu être réalisée sur un synthétiseur (voir vidéo ci-dessous).
Je rentre facilement dans le film. Valérie Damidot est convaincante dans son rôle et je retrouve quelques éléments de mes années-lycée. Il ne faut pas attendre longtemps pour cibler les deux sujets évoqués : la prostitution et la dépendance aux jeux sur informatique. Malgré le langage parfois crû de la CPE (voir vidéo ci-dessous) et des faits improbables (comme par exemple la confiscation de tous les téléphones mobiles des élèves), le téléfilm se laisse regarder.
Ce qui change dans cette série, c’est que l’héroïne met le doigt sur les problèmes, donne des solutions pour avancer mais elle ne les règles pas définitivement. Dans l’épisode pilote, une élève continue dans la prostitution et l’accroc aux jeux fini dans le coma!

La dernière cuillère de soupe m’a donné envie d’en reprendre. En effet, la scène finale révèle un secret de la personnalité de Victoire et cela donne envie d’en savoir plus.

Une fois l’assiette terminée, il y a toujours quelqu’un pour dire : “Alors tu as aimé finalement !”.
Et bien oui, j’ai aimé. Je n’en mangerai pas tous les jours mais ça a un goût particulier qui n’est pas déplaisant. A la vue des audiences, je constate que je ne suis pas le seul à avoir testé : 4,7 millions de téléspectateurs et 19% de PDM. M6 réalise donc sa meilleure audience avec une fiction française depuis le mois de mai 2007. C’est donc sans surprise que j’ai appris ce matin qu’un nouvel épisode va être mis prochainement en boîte.


lundi 22 février 2010

Le juge est une femme


Le juge est une femme! Voilà une série française qui a su évoluer avec son temps.

Apparue sur TF1 en novembre 1993 sous le nom "Florence Larrieu, le juge est une femme", cette série met en scène une juge d’instruction confrontée à diverses enquêtes criminelle. En neuf années, Florence Pernel tourne 17 épisodes et fini par quitter les couloirs du palais de justice. En 2002, Marine Delterme endosse le rôle d’Alice Nevers qui provoque un changement de nom à la série. Après un départ prudent (2 épisodes par an entre 2002 et 2004), le rythme de tournage devient plus énergique: 33 épisodes depuis 2002.

Pourquoi ça marche?

La production a très bien négocié le passage au format 52 minutes en 2007. De ce fait, la série a su se donner un rythme soutenu tout en gardant l’exploration de la vie privée du personnage principal. Ceci est d’autant plus vrai depuis les deux dernières saisons où on a pu suivre la grossesse de Madame la Juge.

Que ça soit Florence Larrieu ou Alice Nevers, la juge supervise toujours les enquêtes d’un inspecteur. Ils ont changé au fil des saisons mais les profils sont restés les mêmes: beau gosse, intelligent, très protecteur envers leur supérieure (voir même parfois amoureux) ; Les rôles ont été tenus par Frédéric Diefenthal (1993-2000), Richaud Valls (2002-2004), Arnaud Binard (2002-2007) et Jean-Michel Tinivelli (depuis 2007). Depuis 2000, Jean Dell incarne le greffier Lemonnier qui se montre minutieux et très attentif au juge. C’est le stéréotype de la profession et c’est ce rôle qui apporte la petite touche humoristique de la série.

Les scénarii ont également évolué avec le temps. Fini les textes franchouillards longtemps critiqués pour le public et place à des scénarii qui pourrait rendre jalouse certaines séries américaines. Tout en restant très réalistes, la juge se trouve face à des intrigues probables, sortant de l’ordinaire et qui se règle en général sans artifice scientifique.
Pour les décors, la série nous offre de beaux intérieurs parisiens bourgeois comme le palais de justice, un commissariat sombre avec une salle d'interrogatoire similaire à ceux des série policière d'outre atlantique et de très belles vues de la capitale.

Enfin, depuis 2007, le générique s’est aligné sur le style de la série: court, simple avec de belles couleurs et une musique sinueuse qui annonce un certain suspense (voir la vidéo ci-dessous).
Toujours depuis cette date, les épisodes se terminent sur la musique (très mélodieuse) "Pride" de Syntax en montrant une succession de scène avec les différents protagonistes de l’épisode. Cette pratique innovante est devenue la signature de la série.

En conclusion, il s'agit d'une série américaine made in France.
Pour ceux qui n’ont pas regardé cette série par peur de tomber dans un classique du genre français, à l’occasion, regardez un épisode de "Alice Nevers, le juge est une femme" et appréciez-le à sa juste valeur.

lundi 25 janvier 2010

Erreur de calcul de TF1


L’émission "Paroles de Français" vient de se terminer sur TF1.
Je ne vais pas parler du contenu car je risquerais d’exposer involontairement des avis politiques et ce n’est pas le but ici.
Si je me réfère à mon programme TV, sur TF1, ce lundi 25 janvier 2010, la soirée devait se dérouler ainsi :
20h00 : "Journal" de Laurence Ferrari avec l’interview de Nicolas Sarkozy
20h30 : "Paroles de Français", une émission d’échanges entre le Président de la République et des citoyens
21h30 : "Sœur Thérèse.com" (téléfilm français)
23h20 : "Dr. House" (série américaine)
Bilan des courses, l’émission d’échanges a très largement débordé de son cadre horaire et s’est fini à 22h30. TF1 à donc décider de passer à la trappe le téléfilm pour diffuser dès 22h37 la série médicale.
Si certain y voit un choix judicieux, moi je suis scandalisé! Ce n’est pas le fait de déprogrammer Sœur Thérèse.com qui me révolte mais de faire croire aux téléspectateurs qu’une émission de discussion avec pas moins de 11 intervenants (représentant 11 sujets de société différents) peut durer qu’une seule heure. Pas besoin d’être mathématicien pour calculer que TF1 pensait rester à peine 5h30 sur chaque thème. On se moque du monde dans la grande tour de Boulogne-Billancourt…
Il aurait été plus franc d’annoncer dès le début une émission de 2h.
Il ne reste plus qu’à attendre les chiffres audiences, demain à 9h pour voir si les téléspectateurs ont zappé en cours d’émission ou non.
Le seul point positif que je note (sur un aspect télévisuel), c’est que TF1 n’a pas coupé son programme par de la publicité. Cela est assez rare pour le signaler.

COMPLEMENT D’INFORMATION (ajouté le 26/01/2010)
"Journal de 20h" de TF1 : 8.8 millions de téléspectateurs, soit 33% de part de marché.
"Paroles de Français" à 20h30 : 8.605.000 personnes, soit 32% de PDM.
France 2 à 20h35 avec "FBI: portés disparus" (série) : 5 639 000 téléspectateurs, soit 20.6% de PDM.
M6 à 20h40 avec "Star Wars Episode I: la menace fantôme" (film) : 4 677 000 téléspectateurs, soit 19.1% de PDM.
France 3 à 20h35 avec "Peur sur l'hôpital" (documentaire) : 2 200 000 téléspectateurs, soit seulement 8.8% de PDM.

dimanche 17 janvier 2010

Julie Lescaut



L’épisode pilote à été diffusé le 9 janvier 1992 sur TF1. Il est réalisé par Caroline Huppert sur une idée originale d’Alexis Lecaye et un scénario de Michèle Letellier et Alexis Lecaye. Julie Lescaut vient d’être nommée commissaire aux Clairières, un district résidentiel mi-français, mi-immigrés. Elle a 24 policiers en uniforme et 9 inspecteurs sous ses ordres. Elle n’a pas encore eu le temps de s’installer qu’une affaire difficile lui tombe dessus : un rapt d’enfant. Pas l’idéal quand on doit prouver à ses hommes qu’on est compétent pour ce travail. Le téléspectateur fait également la connaissance de Sarah et Babou, les deux filles de Julie. Le ton est donné: affaires criminelles se mêlent à la vie privée. Le message : comment une femme s’en sort-elle dans un métier d’homme et comment gère-t-elle vie privée et professionnelle ?

Il arrive quand même fréquemment (une coïncidence?) que la vie privée de Julie se mêle des affaires sur lesquelles son commissariat enquête. Paul, l’ex-mari de Julie, est parfois l’avocat des truands, parfois victime (Recours en grâce et Délit de justice). Sarah et Babou ont tendance à sortir avec des garçons louches. Louis, ami de Sarah s’accuse carrément d’un meurtre de sang froid (Le secret des origines). Teddy, dont Babou s’entiche à la fête foraine, n’est peut-être pas aussi clean que ça (Travail fantôme). Elles sont souvent là au mauvais moment au mauvais endroit: Sarah est la première à arriver sur la scène d’un meurtre (Week-end), Sarah et Babou sont prises en otage dans le commissariat (Fête des mères), Sarah organise la soirée où plusieurs jeunes sont intoxiqués à l’exctasy et un ami y est assassiné (Bal masqué), Sarah effectue un stage dans une usine où un suicide et un meurtre causent une grève du personnel (Arrêt de travail), Babou est témoin de l’agression d’un prof par un parent d’élève (Piège pour un flic).

Quand elles ne sont pas carrément au cœur de l’intrigue comme lorsque Sarah fugue avec la belle-fille d’une victime (Fugitives). Julie elle-même est enlevée (Charité bien ordonnée). Elle est également présente avec ses filles dans un supermarché où un forcené menace d’ouvrir le feu. Elle sera plus rapide que lui, mais mise sur la sellette à cause de ce geste (Question de confiance). Ses amis ne sont pas non plus des gens rangés : une de ses amies, endettée, se tire une balle dans la tête (Crédit revolver), un autre couple est soupçonné d’avoir participé à une euthanasie (Soupçon d’euthanasie), une de ses anciennes amies décède dans des circonstances mystérieuses alors qu’elle avait été arrêtée le jour précédent en état d’ivresse et d’excitation avancée (Ville haute, ville basse).

Côté vie privée, Julie est divorcée. On lui connaît bien un ex-petit ami (L’ex de Julie), un ex-mari, mais peu de flirts actuels. Il est vrai que sa relation avec Paul est parfois ambiguë (Délit de justice) et que la série flirte parfois avec l’idée de les remettre ensemble (Femmes en danger). Julie reste une femme et il lui arrive de tomber sous le charme des hommes : un ravisseur (Charité bien ordonnée), un témoin (Question de confiance), un avocat (à partir de l’épisode La tentation de Julie et pendant 5 saisons) ou encore un collègue (depuis qu’elle travaille à Paris). Sinon, Julie a un papa que les filles ne connaissaient pas jusqu’il y a peu. Julie avait coupé tout contact avec lui, à moins que ce ne soit l’inverse, il est parti quand elle était encore toute petite (Le secret de Julie). Cette piste ne risque cependant pas d’être explorée plus avant. En effet, l’acteur qui incarnait le papa de Julie, Daniel Ceccaldi, est décédé peu de temps après la diffusion de l’épisode.

Côté professionnel, Julie est un patron respecté et apprécié de ses subordonnés. Mais le tableau est moins rose avec ses supérieurs. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne lui rendent pas la vie facile. Ils sont toujours pressés de voir des résultats, soi-disant parce que les autorités les tannent. Ils ne semblent pas non plus avoir confiance en leurs simples flics. Ça peut se comprendre pour un dossier qui pourrait impliquer un tueur en série (A couteaux tirés), mais cela irrite beaucoup Julie à d’autres occasions, surtout quand ces personnes risquent de concurrencer son service (Crédit revolver) ou sont des espions (Police des viols). Enfin, il arrive que le supérieur en question soit directement lié à une affaire : le commissaire divisionnaire est l’amant de la victime et il est directement soupçonné (L’affaire Darzac) ou le procureur se retrouve au centre d’une intrigue (L’affaire du procureur).

Les enquêtes de Julie sont principalement des homicides. Sinon, il s’agit de dossiers de vandalisme (Délit de justice), de délit de fuite (Destins croisés), de travailleurs illégaux (Interdit au public), de viol (Police des viols), de rapt d’enfants (Rapt et Alerte Enlèvement), d’évasion (Recours en grâce). De quelques natures que soient les crimes ou délits, généralement les enquêtes sont à connotation plutôt sociale. On y découvre les droits des travailleurs (Arrêt de travail), les problèmes liés à l’incarcération et les conditions de vie dans les prisons (Cellules mortelles, Fête des mères et Délit de justice), le harcèlement (Harcèlement), les mœurs (L’inconnue de la nationale, Police des viols et Trafics), les situations engendrées par l’immigration clandestine (Interdit au public), l’euthanasie (Soupçons d’euthanasie), des aveugles (Passions aveugles) ou encore de l’adoption et de la famille reconstituée.

Les jeunes sont également une cible privilégiée des scénaristes et donc des éléments importants dans les scénarios qu’ils soient victimes ou criminels. La série aborde notamment la question de la drogue (Bal masqué et Secrets d’enfants), le bizutage (Bizutage), la délinquance (Délit de justice et L’ex de Julie), les dangers de la route (Destins croisés), les problèmes liés à l’éducation (L’école du crime et Les surdoués), la difficulté d’être adolescent (Fugitives), le délit de sale gueule (Rumeurs). Parfois, les scénaristes abordent les dangers ou les difficultés du métier de flic (blessures, prises d’otages, bavures, relations aux victimes, objectivité, ...).

Mais, dans le cas de Julie Lescaut, on pourrait dire que trop de social tue le social. La tendance semble de plus en plus nette pour la série de délivrer des messages. Les enquêtes sont alors l’occasion de présenter plusieurs points de vue et d’en fournir une synthèse moralisatrice à la fin de l’épisode. Par sa longévité, la série nous montre également l’évolution de la réglementation des téléphones portable au volant. Julie utilise sans modération son mobile dans sa 406 en le tenant à la main, puis elle utilise le kit mains-libres filaire pour être actuellement avec l’oreillette bluebooth.

Au sein des épisodes, on trouve de plus en plus un moment (parfois plusieurs) de dialogues dits pédagogiques qui visent à expliquer une situation. Ces séquences sont parfois froides, superficielles et mal écrites et cela n’est pas favorable la qualité de la série. C’est, en autres, ça qu’on ne retrouve pas dans les séries américaines et qui plait à un profil de public fuyant les séries françaises. Pour ne rien arranger, il faut quand même admettre que la série n’apporte pas de nuance non plus dans sa manière de brosser les personnages. Les héros sont manichéens : les filles de Julie sont exemplaires, ses inspecteurs sont trop bons, elle-même a toujours le bon mot, le bon geste, la bonne opinion. Tout ceci sent le politiquement correct et est trop lisse.

Il faut noter que les scénaristes ont marqué un grand virage dans la série en mutant la commissaire dans la capitale. Les nostalgiques ont peut-être perdu leurs repères mais ils les ont vite retrouvé dans la nouvelle version grâce à la présence de Sarah et Motta. La série est restée au format de 90 minutes mais les intrigues et le rythme se rapprochent de plus en plus de ce qu’on trouve de l’autre côté de l’Atlantique.

Malgré tout ce qui est écrit ci-dessus, je reste fidèle à Julie Lescaut et je ne rate aucun épisode inédit. La bonne humeur de Véronique Genest me ravie à chaque fois et je ne dois pas être le seul vu le grand nombre de téléspectateurs qui suivent les aventures de la rousse. Je vous conseille de regarder une fois si vous avez toujours zappé faute de préjugés.

Générique de Julie Lescaut de 1997 à 2007


Générique de Julie Lescaut depuis 2008
(diffusé qu'une seule fois car il n'y a plus de générique)

mardi 12 janvier 2010

Une famille formidable


Tout commence en 1992. La famille Beaumont vit une période de grande effervescence. Catherine, la mère est médecin, son mari Jacques est un célèbre critique gastronomique. Leurs trois enfants Audrey, Nicolas, Frédérique ont respectivement 21 ans, 18 ans et 12 ans. Audrey est en fac. Nicolas prépare le bac. Rien ne va plus entre Catherine et Jacques qui a une liaison avec une pâtissière ! Catherine se confie à sa sœur Paule, une voyante-astrologue.
C’est avec ce synopsis que le grand public découvre sur TF1 que chez les Beaumont, la vie n'est pas des plus tranquilles. Après huit saisons et dix-huit ans qui sont écoulées, c’est sans pudeur que nous avons pu voir évolué cette famille assez insolite.

Catherine a eu un cancer. Jacques devenu chef cuisinier a trompé sa femme a plusieurs reprises. Ils ont également eu Manon et Jérémie qui sont issus de la même grossesse. Richard, le meilleur ami de Jacques a fait un bout de route avec Paule. Audrey a épousé Julien et ils ont eu ensemble une fille, Marie née la même année que les jumeaux, avant de divorcer. Nicolas a révélé son homosexualité. Frédérique à épouser Nourredine, le second de Jacques et ils ont donné naissance à Clara. Reine (la meilleure amie de Catherine) a continué à élever seule Sébastien (l’amour d’enfance de Frédérique). Sébastien a épousé Christine, une call-girl que sa mère lui avait mis dans les pattes. Tout se déroule à Paris ou au Portugal, le pays natal de Catherine, pendant les vacances.

Il est difficile de résumer 21 épisodes mais l’essentiel est retracé si dessus. Nous avons donc à faire à une famille d’apparence “classique” qui s’est décomposée avant d’être recomposée. C’est ce qui fait le charme de cette tribu au demeurant très sympathique. Amour, trahison, engueulades, embrassade, maladie, naissance ; des hauts et des bas qui font qu’on est obligé de se retrouver dans un ou plusieurs personnages.

Mais qu’est-ce qui fait le succès de cette série ?
Joël Santoni est l’unique réalisateur de tous les épisodes. Il a su garder tous les acteurs (ou presque) ce qui est remarquable vue la longévité de la série. Les scénaristes ont fait évoluer les personnages avec le temps. Pour exemple, Frédérique avait douze ans au premier épisode. Aujourd’hui, on la retrouve avec la trentaine rayonnante, marié avec un enfant.
Les Beaumont ne connaissent pas la routine : rescapés sur une île desserte ou encore enlevés par des rebelles. Des situations improbables mais le public mais de côté la crédibilité au profit de la comédie. Tout se fini toujours bien dans cette famille jusqu’au prochain élément perturbateur qui va tout chambouler.
1h30 de rire et de gaieté à chaque fois! Et oui, 1h30. Les sirènes américaines n’ont pas eu d’emprise sur cette série qui a su conserver son format original.
Jusqu’à hier, je n’avais pas grand chose à reprocher à ces téléfilms. Hier, les choses ont changé. Durant ce second épisode de la saison, je me suis retrouvé prostré au fond de mon canapé. Je venais de voir l’exécution d’un des membres de la famille face à ses parents. Je n’arrive pas à comprendre ce que l’image d’un revolver sur la tempe d’un adolescent suivi d’un coup de feu apporte à cette comédie. Même si je savais que la situation n’était pas aussi dramatique qu’on voulait nous faire croire, je me suis mis à la place d’un enfant (téléfilm pour tout public) assistant à cette scène de violence.

Ci dessous: la bande annonce de l'épisode avec l'éxécution
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